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polésie lubrifiante mais pas trop - Page 2

  • Jungle, couine !

    La jungle est au jardin et la ville s'en dore
    Bon... je respire encore et tu me tiens la main
    Un cri prend son essor; il plaide son chemin
    dans le jour incertain du fruit de nos efforts

    La pluie s'est ravisée : "Non, pas ici... Ailleurs..."
    Nous cherchons le meilleur en fouillant nos carnés
    Aux nubiles veilleurs, la nuit vient murmurer
    qu'il fera beau pleurer par excès de bonne heure

    La vapeur a surgi au revers des toitures
    et va lécher au mur la toile qui s'oublie
    tandis que s'aventure une araignée meurtrie
    sur le sol étourdi par nos jeux, nos postures

    La fête est au plus haut ! que nos âmes convoquent...
    Eh, peu nous chaut l'époque ! elle a toujours bon dos
    Fi de taille ou d'estoc, c'est, la garde au fourreau
    que nous fendons les maux, libres de nos défroques !!

    La bête grogne un peu, mais c'est avant de jouir
    Elle est toute au plaisir de mourir par le feu
    et - c'est peu de le dire, elle a ce qu'elle veut...
    Je le vois dans tes yeux qu'inondent mes soupirs

    La ville se résume à sa tête d'épingle
    car notre étoile dingue au ciel, avec ses plumes
    Tu caresses mon flingue et proposes : "On la fume ?"
    Je t'aspire la brume et vais tailler ma jungle

     

     

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    tiniak ©2016 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • bénitencier

    Que font les dieux, ce soir ? Ils n'ont pas dit ton nom
    Leur chandelle est un lieu perdu de guerres lasses
    Quand ta lune est levée, qu'y peut la Lune, au fond ?
    Suffise à nos carnés de s'offrir une passe

    Le soleil est plus franc, mon ombre dans ton dos
    D'un soupir étouffé, annonce-moi le faste
    Au sortir de l'oubli, dis-moi l'heure à nouveau
    Ouvre le ciel en grand, ton regard est plus vaste

    Offre ton rire au vent, qu'il me rejoigne ici
    Pauvre, l'oreille sourde à nos chants entendus
    L'orage a disparu avec ton dernier cri
    Quelle histoire ignorée me réclameras-tu ?

    Ô miel ! Ô nougatine ! Oh, c'est bon d'avoir faim !
    En dévorant mes yeux, épouse mon haleine
    Çà, tu m'auras saisis au moment opportun
    le ventre plus béant qu'une secrète peine

    Tu craches sur la croix, je te lave les pieds
    dépose entre ces mains une larme sincère
    Je bois ton vain de messe en mon bénitencier
    Il fleure, en ce Par Don, nos allants éphémères

    Tu viens presser mon front sur ton sein maternel
    Le matin ne sait plus quelle est sa latitude
    Qu'importe, je respire un divin hydromel
    L'esprit n'y fut jamais si près de l'hébétude

    Et tant pis si les dieux n'ont plus voix au chapitre
    je lis à ton pupitre une consécration
    autrement dévolue à notre fibre, arbitre
    où l'instant fraternel emporte la passion

     

    bénitier.gif

    tiniak ©2013 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • cousinade

    DJOU, le baiser du jour (1)Qu'eussiez-vous dit de ma dérobade
    au motif que vous m'étiez germaines
    chacune à son jour de la semaine
    chacune à son tour à l'embrassade ?

    Pour n'être obscènes ni consanguines
    il eût été vain de s'en priver
    - tanin de désirs millésimés
      que nos explorations enfantines

    Cousins-cousines au garrigou
    dans la chambrette ou sous le norouët
    donnez-vous la course et le baiser
    que vous amours en sachent le coût

    Si valeur demeure aux maîtres mots
    ne boudons pas cet impératif
    que marge nourrisse au substantif
    nos bons préceptes fondamentaux

    DJOU, le baiser du jour (2)Soyons joyeux,
    c'est notre soyeux joyau

     

    tiniak - carnÂges
    © 2011 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    Illustrations : Djou, série : le baiser du jour (2008) 

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